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Fête de la NatureFête de la Nature

Claire Michel, chargée de programme

Au sein de l’association Noé, Claire Michel est en charge des programmes de sciences participatives. Des dispositifs qui ont selon elle un double objectif : scientifique et citoyen.

On peut tous agir pour la biodiversité

 

 

 

« Je suis très colibriesque, avance Claire Michel. Si chacun prend sa part, on arrivera à faire changer les choses. » Cette référence au Mouvement Colibris, initié par Pierre Rabhi, pionnier de l’agriculture biologique, n’est pas neutre. Claire travaille au sein de l’association Noé qui fait elle aussi de la coopération un moteur du changement. Cette dernière a en effet lancé le premier programme de sciences participatives en France. Depuis 2006, l’« opération papillon », fait appel à chacun de nous pour aider les chercheurs à mieux connaitre ces insectes pollinisateurs. En 10 ans, le dispositif a permis  de comptabiliser un million et demi de papillons grâce à la mobilisation de milliers d’observateurs bénévoles. 

Se sentir utile

Retour au début des années 2000. Claire boucle des études de biologie. Elle s’est spécialisée en botanique : « J’ai toujours aimé les plantes, elles renseignent sur la composition du sol, le climat… » La jeune femme cherche alors du travail dans le secteur de la nature et de l’environnement… sans succès. Elle déniche un poste dans une clinique chirurgicale : « J’avais un bac +5 et une tête un peu organisée, on m’a demandé de m’occuper de la démarche qualité. » Elle restera 10 ans dans la santé jusqu’au moment où elle a eu « besoin de revenir vers la nature, de faire quelque chose d’utile pour la planète ». Problème, elle ne se sent plus « concurrentielle » dans les métiers de l’environnement. Claire reprend alors des études de Master afin d’ajouter une « compétence communication » à son CV. Dans le cadre de ce cursus, elle réalise un mémoire. Son sujet ? Sauvages de ma rue, un programme de sciences participatives consacré à l’étude des plantes urbaines. C’est le coup de foudre. « Il y a une démarche de mobilisation qui me passionne. On permet à tout un chacun de devenir acteur de la préservation de la nature et de contribuer à la science. »

Reconnecter l’homme à la nature

Son Master en poche, Claire est d’abord recrutée par le Graine Île-de-France. Elle travaille pendant trois ans au sein de ce réseau francilien d’éducation à l’environnement « qui utilise des approches pédagogiques pour faire changer les comportements ». En 2015, elle rejoint Noé. L’association s’est donnée pour mission de « sauvegarder et restaurer la biodiversité pour le bien être de tous les êtres vivants et en particulier de l’humanité ». Pour ce faire, Noé conduit des programmes de conservation d’espèces menacées comme l’addax, une antilope du Niger ou le pélican frisé du lac Skadar au Monténégro. Claire occupe quant à elle le poste de chargée des programmes « Observatoires de la Biodiversité ». Ils sont au nombre de trois : l’Observatoire de la Biodiversité des Jardins, celui des Forêts et celui de la Nuit. Ce dernier est le plus récent. Mêlant astronomie et entomologie, il permettra de mieux connaître l’impact de la pollution lumineuse sur les insectes nocturnes. « Ma mission, précise Claire, est de trouver les bonnes stratégies pour recruter et fidéliser le plus grand nombre d’observateurs afin de recueillir le maximum de données. » Au-delà des chiffres, ces observatoires sont aussi selon elle un bel outil de sensibilisation à la protection de la nature : « Tous ces observateurs deviennent ensuite des ambassadeurs, des gens qui iront porter la bonne parole... » Vous avez dit « colibriesque » ? 

Kogito.fr pour la Fête de la Nature

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